Il n'y a de vrai bonheur que dans le partage et la joie

LE LADAKH

Nichées à 3 500 mètres d'altitude en plein Himalaya, les hautes vallées du Zanskar sont isolées du monde durant l'interminable saison froide par la neige qui bloque les cols. Pour rejoindre le Ladakh voisin, une seule voie est alors possible : emprunter un cours d'eau gelé et marcher sur la glace incertaine le long d'un parcours de 150 kilomètres pour une traversée de 8, 10 ou 20 jours, selon les difficultés rencontrées
Population
Concentrés dans les villes de Leh, Kargil et le long de l’Indus, on compte environ 150.000 habitants au Ladakh dont 10.000 peuplent les vallées du Zanskar, Les Zanskarpas se répartissent en villages isolés, de taille très inégale comportant de 1 à 25 familles, très majoritairement bouddhistes. A Padum, capitale du Zanskar, les 1500 habitants sont à part égale bouddhistes et musulmans.
Si l’hindi, langue officielle de l’Inde, et l’anglais sont maîtrisés dans les quelques villes du Ladakh et du Zanskar, les habitants des vallées ne parlent que l’ourdou (dialecte indo-iranien) et/ou le ladakhi (tibéto-birman).
La mortalité infantile est toujours élevée, l’espérance de vie moyenne est d’environ 42 ans dans les villages les plus pauvres et les plus isolés. 

Mode de vie
Les habitations n’ont ni eau courante, ni électricité. Coupées du reste du Ladakh, pendant les 6 mois d’hiver, les populations du Zanskar exclusivement rurales, vivent en autarcie. Elles profitent des 3 mois favorables aux cultures orge, petits pois et blé, pour engranger ce qui sera nécessaire à leur survie pendant le long hiver. Seules quelques familles possèdent des animaux (yak, dzo, moutons et chèvres) Les yaks sont une précieuse ressource. Ils fournissent lait, fromage, peaux, et bouses, qui, soigneusement ramassées et séchées, servent de combustible de chauffage.
A cette altitude le travail de la terre non mécanisé exige le port de lourdes charges avec, comme conséquence, un vieillissement prématuré et de fréquentes pathologies musculosquelettiques.
Le manque d’hygiène, les carences vitaminiques et la promiscuité de l'habitat et des animaux sont les principales sources des problèmes de santé. 

En été, femmes zanskaris vivent loin des villages avec le bétail. Cette transhumance est similaire à celle qui se pratique dans les Alpes où les animaux sont envoyés dans les estives.
Aujourd’hui les familles ont bien compris l’importance de l’école et les enfants quittent les villages pour rejoindre les internats des écoles encore limitées aux villes les plus importantes.
En été les enfants ne participent plus aux travaux des champs et les parents parfois âgés doivent assurer les moissons portant des charges de l’ordre de 40KG plusieurs fois par jour pendant plusieurs semaines ce qui entraine à terme des pathologies lourdes.

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